Disque dur interne HDD ou SSD : points forts, points faibles et comment choisir ?

Vous souhaitez investir dans un nouvel ordinateur, et pourtant vous devez faire un choix entre deux possibilités : opter pour un appareil doté d’un HDD ou pour un autre équipé d’un SSD. Quelles sont les différences entre ces deux disques ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses respectives ? Nous répondons à ces questions pour vous aider à bien choisir et pour que vous ne regrettiez pas votre acquisition !

À quoi servent le HDD et le SSD ?

Le HDD (ou Hard disc drive) et le SSD (ou Solid-State Drive) sont des disques sur lesquels les dossiers, les fichiers, les logiciels ainsi que les fichiers système de Windows (ou de tout autre système d’exploitation) sont stockés sur un ordinateur.

Deux technologies différentes

La différence majeure entre un HDD et un SSD repose sur leur technologie : le premier est en effet mécanique, alors que le second est électronique.

Le HDD : un dispositif mécanique

Un disque dur HDD est un support mécanique composé de plusieurs plateaux superposés. Souvent métalliques, en céramique ou en verre, ils disposent en leur centre d’un moteur d’axe qui les fait tourner.

Ces plateaux sont par ailleurs imprégnés d’une couche de matériau ferromagnétique sur lequel les données sont enregistrées. Chaque plateau est desservi par un bras supportant une tête de lecture constituée d’électroaimants. Sa fonction est d’y lire ou d’y écrire des données en se soulevant ou en se baissant.

Les têtes se trouvent à 15 microns de mètre au-dessus des plateaux. Elles ne les touchent donc jamais. Elles sont en outre paramétrées de manière à ce qu’elles ne travaillent jamais simultanément.

Le SSD : un dispositif électronique

Le SSD est un disque à semi-conducteurs qui stocke les données sur de la mémoire flash NAND. Il s’agit de la même technologie utilisée par les clés USB qui sont d’ailleurs également appelées flash disc. Ce disque ne comporte donc aucun élément mécanique, mais il est composé de puces formées par des blocs de cellules flash où les fichiers sont sauvegardés. Il est ainsi plus sensible aux coupures d’électricité qui pourraient provoquer la corruption des données.

Vitesse

Les HDD les plus performants affichent une vitesse de transfert optimale de 150 Mo par seconde alors que celle des SSD classiques est de 500 Mo/s. La vitesse maximale des SSD NVMe (Non-volatile Memory Express), elle, culmine à 3 500 Mo/s.

Par ailleurs, la vitesse d’écriture des SSD est comprise entre 300 Mo/s et 1 500 Mo/s. Elle est seulement de 120 Mo à 200 Mo/s pour les HDD. D’autre part, le temps de chargement des fichiers sur les SSD est 30 % plus rapide que sur les HDD. Enfin, les ordinateurs munis d’un SSD mettent 15 secondes, et parfois moins, pour démarrer.

Bon à savoir : les disques des HDD tournent très vite, à une vitesse de 5 400 ou 7 200 tours par minute. Plus leur vitesse de rotation est élevée, et plus la vitesse de transfert des données sera importante.

Fiabilité et durabilité

Cas des SSD

L’écriture des SSD repose sur un principe d’écrasement. Les nouveaux fichiers écrasent en effet les données présentes sur une cellule, mais ce cycle n’est pas infini, puisque la quantité d’opérations d’écriture est limitée. En principe, les blocs des SSD modernes supportent entre 3 000 à 10 000 cycles d’écriture. Au-delà de ce seuil, ils ne seront plus à même de recevoir de nouvelles données. Pour pallier cet inconvénient, les contrôleurs SSD font en sorte que les unités soient sollicitées d’une manière uniforme, et ce, afin que leur usure soit homogène.

Pour connaître la durée de vie du SSD, on se penchera sur le volume de données qu’on pourra y écrire avant qu’il ne tombe en panne. Celui-ci s’exprime en TeraBytes Written (TBW) ou encore téraoctets écrits. Si vous possédez un SSD dont le TBW est 75 To, il rendra l’âme au bout de 5 ans si vous y écrivez/lisez/effacez 20 Go de données par jour.

Enfin, les SSD sont très résistants aux chocs.

Cas des HDD

Théoriquement, la réécriture des données sur les HDD est infinie. Vous pourrez donc y écrire et supprimer des données 24 heures/24 non stop, sans risque de les altérer. En effet, leurs plateaux ne peuvent pas s’user, car leurs têtes ne les touchent jamais. Ils sont ainsi éternels, du moins sur le papier, car les pannes peuvent surgir. Celles-ci sont souvent causées par :

  • un crash du disque dur dû à une altération mécanique : ce crash peut se traduire par des cliquetis lorsque vous travaillez, le HDD n’est plus reconnu par l’ordinateur, ses données sont inaccessibles, etc.
  • un choc : le moindre choc subi par un HDD en fonctionnement peut mettre les têtes en contact avec les plateaux, ce qui va inévitablement les endommager
  • une importante variation de tension
  • la poussière : elle peut abîmer les éléments du disque et boucher les grilles d’aération de l’ordinateur

La capacité de stockage

Les SSD ont une capacité de stockage maximum de 4 To.
La capacité des HDD est nettement supérieure et peut atteindre 12 To : ils sont donc parfaits pour les personnes manipulant un large volume de données ou pour les serveurs.

Niveau sonore

Le mouvement des plateaux qui tournent dans les HDD peut faire du bruit, alors que les SSD sont silencieux. Par ailleurs, les HDD en fonction produisent de la chaleur, ce qui n’est pas le cas des SSD, car ils ne comportent aucune pièce mécanique.

Le prix

Il fut un temps où les SSD coûtaient très cher. Aujourd’hui, leur prix a considérablement baissé, si bien que les ordinateurs de même gamme possédant un SSD ou un HDD de 1 To tendent à afficher le même tarif. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que d’autres paramètres influencent le prix d’un ordinateur tels que la puissance de son processeur, celle de sa carte graphique, la technologie de son écran, son autonomie…

La consommation d’énergie

Qui dit pièces mécaniques dit besoins importants en énergie pour les entraîner. Les disques durs HDD sont ainsi plus énergivores que les SSD (6,5 watts en moyenne), car leurs plateaux tournent sur leur axe, tandis que les bras bougent pour l’écriture des données.

Les SSD ne chauffent pas et consomment très peu d’énergie, 2,5 watts en moyenne. Leur utilisation permet de préserver l’autonomie de la batterie d’un laptop.

Est-il possible de remplacer un HDD par un SSD ?

On peut remplacer un HDD par un SSD. Celui-ci est généralement commercialisé avec un adaptateur 2.5 vers 3.5″ pour sa pose dans le PC.

En définitive, que choisir ?

En définitive, optez pour un SSD si vous voulez que votre appareil s’allume au quart de tour, qu’il soit réactif, léger, silencieux et qu’il ne chauffe pas. Vous pourrez en plus l’apporter partout, sans craindre que les chocs altèrent son disque et ainsi vos données. Un HDD conviendra si vous manipulez de nombreux fichiers volumineux.

Il existe néanmoins de plus en plus d’ordinateurs qui disposent à la fois d’un SSD et d’un HDD. Dans ce cas, il est plus judicieux de choisir le SSD comme disque principal. Le système d’exploitation s’y installera automatiquement, aussi votre matériel sera très rapide.